Mathurine, peux-tu te présenter et nous dire qui tu es vraiment quand tu décroches le téléphone ?
Je m’appelle Mathurine, je vis à Montpellier, une ville qui me ressemble beaucoup, solaire, sensuelle, jamais vraiment pressée. Quand je décroche, je deviens une femme profondément à l’écoute, attentive aux mots mais aussi aux silences. J’ai une voix posée, enveloppante, avec ce sourire que certains devinent immédiatement. J’aime créer une ambiance, installer une proximité presque évidente. On me dit souvent que je sais rassurer tout en excitant, et je crois que c’est vrai. J’aime jouer avec les mots, suggérer, provoquer doucement, sans jamais brusquer. Une conversation au tel rose, pour moi, c’est comme une danse lente où l’on se rapproche progressivement, où la tension monte sans qu’on s’en rende compte.
Quel a été ton parcours avant de te lancer dans le téléphone rose ?
J’ai grandi dans une petite ville du sud, dans une famille où le dialogue avait une vraie importance. Très tôt, j’ai aimé les mots, comprendre les autres, sentir ce qui se cache derrière leurs phrases. C’est ce qui m’a menée vers des études de lettres modernes. À l’origine, je me voyais dans un cadre très classique, mais j’ai vite compris que ce qui me passionnait vraiment, c’était l’intimité des échanges humains. Le téléphone rose est arrivé naturellement. Ici, je peux être moi-même, explorer mon imaginaire et offrir une écoute sincère. Ce métier me permet d’allier sensualité et réalité, sans faux-semblants. Donner du plaisir par la voix, par l’attention portée à l’autre, c’est quelque chose de puissant et de très gratifiant.
Quels fantasmes reviennent souvent dans les conversations, et lesquels te stimulent le plus ?
Les jeux de rôle sont très présents, surtout ceux liés au cadre professionnel. Les fantasmes d’uniforme, d’autorité, de situations sérieuses qui dérapent doucement reviennent souvent. Personnellement, j’adore incarner l’assistante appliquée, presque sage, qui laisse pourtant deviner autre chose derrière chaque phrase. Ce qui me stimule le plus, ce n’est pas le scénario en soi, mais la façon dont la personne s’y abandonne. Quand je sens l’imagination s’emballer, je prends mon temps, je décris les détails, je ralentis volontairement. Cette montée progressive, très mentale, est incroyablement excitante, surtout quand elle s’inscrit dans un univers de téléphone rose dominatrice tout en subtilité.
As-tu une anecdote marquante qui t’a inspirée dans ton métier ?
Lors d’une escapade à la plage, j’ai croisé un ancien camarade de classe que je n’avais pas vu depuis des années. Il ne s’est rien passé de concret, mais ce regard échangé était chargé de souvenirs et de désirs jamais exprimés. Cette rencontre m’a beaucoup marquée. Plus tard, je m’en suis inspirée dans mes conversations. Les souvenirs d’adolescence, les fantasmes restés enfouis, sont extrêmement puissants. Quand j’en parle au téléphone, je décris ces moments suspendus, ces pensées qu’on n’osait pas formuler à l’époque. Cela touche quelque chose de très intime chez ceux qui m’appellent, une excitation mêlée de nostalgie.
Comment vis-tu ton rôle d’animatrice de téléphone rose au quotidien ?
Je vis ce rôle avec beaucoup de sincérité. Chaque appel est différent, chaque voix me pousse à explorer une facette nouvelle de moi-même. Je ne récite jamais un texte, je m’adapte, je ressens. Mon objectif est simple : offrir un espace sans jugement, où l’on peut se livrer librement. Le plaisir passe autant par la confiance que par la sensualité. J’aime que la personne raccroche avec l’impression d’avoir vécu un moment unique, rien qu’à elle. C’est cette intensité, douce mais persistante, qui fait toute la magie du téléphone rose pour moi.


